Economie retour
C dans l'air du 5 juillet 2011 : Qui veut la mort de l'Euro ?
http://www.tv-replay.fr/c-dans-l-air/
Après l’adoption par le Parlement d’Athènes
d’un plan d’austérité, la zone euro est
d’accord pour le versement d’un nouveau prêt à
la Grèce, écartant momentanément le risque de sa
faillite. Mais, à long terme, rien n’est joué et
l’avenir de la monnaie suscite le débat.
L’Europe a sauvé
momentanément la Grèce d’un défaut de
paiement, mais le pays n’est pas sorti du rouge, et l’euro
est de plus en plus bousculé sur les marchés financiers.
Ainsi, à l’issue d’une
téléconférence et d’un bras de fer de
plusieurs semaines, les ministres des Finances de la zone euro ont
accepté, samedi 2 juillet 2011, de débloquer le
versement, "d’ici le 15 juillet", des 8,7 milliards d’euros
de prêt. Auxquels devraient s’ajouter 3,3 milliards
d’euros versés par le Fonds Monétaire International
(FMI).
Cette décision était attendue
depuis l’adoption, la semaine dernière, dans un climat
quasi insurrectionnel, par le Parlement grec, d’un nouveau plan
d’austérité budgétaire extrêmement
drastique. Ce dernier prévoit dans les faits 28 milliards
d’euros de nouvelles économies sur les cinq ans à
venir, et des privatisations d’entreprises publiques, qui
devraient apporter 50 milliards d’euros supplémentaires
dans les caisses de l’Etat.
Pour autant, si cette enveloppe de 12
milliards d’euros doit éviter à la Grèce de
faire faillite dans l’immédiat, elle n’est pas
suffisante pour sauver durablement un pays confronté à
une dette abyssale de 350 milliards, rassurer pleinement les
marchés inquiets d’une contagion à d’autres
membres de la zone euro et mettre un terme aux spéculations sur
la fin de la monnaie unique.
Le monde s’en va-t-en guerre - Philippe Dessertine - Ed. Anne-Carrière, 2010
La fin de l'Euro - Christian Saint-Etienne - Ed. Bourin, septembre 2010
La politique en France et en Europe - Pascal Perrineau et Luc Rouban (dir.) - Ed. Les Presses de Sciences-Po, 2007
La politique est-elle
différente en France ? La critique aiguë des élites
politiques et la montée en force du vote protestataire depuis
quelques années mettent en évidence une grave crise de la
représentation. Signe d’un déclin ou inadaptation
à la mondialisation, elle semble indiquer que rien ne se fait en
France comme dans les autres pays européens. Mais l’Europe
elle-même n’est-elle pas un assemblage de
singularités nationales ? A partir des résultats de
l’enquête European Social Survey, une équipe de
politistes a cherché à évaluer quelle est la
spécificité française et à savoir dans
quelle mesure il est possible de parler d’une Europe politique.
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Christian Saint Etienne :
"La fin de l'Euro" : --- Editeur Bourin Editeur
ISBN 978-2-84941-127-8 -- http://www.alapage.com/m/ps/mpid:MP-ABB1BM1374137#moid:MO-0D01AM3541425
http://www.xerfi.fr/Newsletter/xerfiactiv/Live/e-changes_xerfi-christian-saint-etienne-euro.html
Compte rendu de lecture :
La fin de l’Euro Nouvelle édition revue et augmentée -- ISBN :
978.2.84941.233.6 – 19 euros
Auteur : Christian Saint-Etienne -- (Economie - François Bourin Editeur)
Préface de la deuxième édition --- p.5
Avant-propos de la première
édition --- p.11
Chapitres :
- La zone euro est-elle optimale ? --- p.17
- L’émergence de deux zones euro --- p.45
- Quel avenir pour la construction européenne ?
--- p.71
- Quelles perspectives pour la zone euro ? ---
p.95
- Que peut faire le France face au risque d’implosion
de l’euro ? --- p.133
Notes :
--- p.145
1 – La zone euro est-elle
optimale ?
La monnaie est
l’une des trois manifestation de la souveraineté d’une nation libre ( avec le droit national et la défense)
L’euro est
frappé d’un coté par une effigie nationale, les billets possèdent un repérage
national par une lettre, ainsi le retour à une monnaie nationale est possible –
à même été envisagée lors de sa création.
- Les performances économiques de la zone euro sont
disparates
- L’euro s’est-il durablement établi comme une
grande monnaie ? (seulement 1/4 de la facturation du commerce
mondial)
- La politique monétaire de la BCE a-t-elle été
stabilisante ? (la BCE conduit sa politique de taux d’intérêt avec
un retard systématique par rapport à l’évolution du cycle d’activité
réel) . (L’Allemagne conduit une politique non coopérative)
- Quel jugement global sur l’euro ? (le SME qui
a précédé la création de l’euro aurait eu plus de succès)
- Pourquoi certains pays veulent-ils rejoindre
l’euro ? ( parce c’est un succès technique pour les transactions
financières) . (L’euro est un substitut de bonne conduite temporaire de
bonne conduite pour les états incapables de procéder aux réformes
structurelles nécessaires)
2 – L’émergence de deux zones
euros
La crise
économique mondiale n’affecte pas les pays de la zone euro de la même façon
3 groupes de
pays :
o Espagne,
Irlande : politique d’endettement des ménages.
o Allemagne,
Pays-Bas : politique de croissance tirée par les exportations.
o France,
Italie : politique intermédiaire d’endettement des ménages
o Pour
la Grèce c’est différent ce pays ayant triché pour entrer dans la zone
euros.
- Comment la crise mondiale a-t-elle affecté
l’euro ? (désendettement des ménages et des entreprises, réduction
des perspectives de croissance , augmentation des primes de risque sur
les dettes des acteurs les plus fragiles)
- Quelle est la nature de la crise actuelle ? (
cinq causes : 1- excès de création de liquidité de la réserve
fédérale US, 2-désalignement des taux de change entre le dollar d’un
coté, le yuan et le yen de l’autre, 3-application des normes comptable
IFRS, 4-normes prudentielles imposées aux banques, 5-mauvais
fonctionnement des produits dérivés).
- L’émergence de la zone euro. (divergence de
performance dans la zone euro : Allemagne-Pays-Bas d’un coté,
Espagne-Portugal-Irlande de l’autre, France-Italie en position
intermédiare, donc on observe deux modèles de croissance, d’un coté les
pays excédentaire dont l’industrie est puissante et de l’autre des pays
déficitaires à la désindustrialisation massive faite par erreur et une
consommation vigoureuse)
- Les divergences franco-allemandes. (finances
publiques saines en Allemagne, déficit public important en France,
Allemagne a une production de haut de gamme, la France produit de la
moyenne gamme et deux fois moins de grosses PME)
- Comment corriger l’hétérogénéité de la zone
euro ? ( fédéralisme fiscal, mobilité du facteur travail
c’est-à-dire cotisations sociales, dumping social)
3 – Quel avenir pour la
construction européenne ?
L’euro accentue les divergences entre ses membres au
point que la monnaie unique est en grande difficulté.
Fondements viciés dans la construction européenne
depuis le traité de Maastricht (citoyenneté européenne, intégration monétaire,
convergence des politiques étrangère et de défense, mais clauses d’exemption
pour certains pays membres : RU et Danemark. Fondement apolitique de la
CE, renoncement à une politique de puissance, objectifs divergent sur la
finalité de l’Union.
- Une erreur fondatrice. ( les pays souhaitant des
clauses d’exemption auraient du quitter l’union, niveau de vie, fiscalité
et protection sociale différents à 27 alors qu’à 12 c’était possible.
Manque de « frontières » de l’Union : nécessité d’un
référendum pour tout nouveau postulant) ;
- Une Union aux principes viciés : un processus
apolitique. (Bureaucratie, distance par rapport aux citoyen).
- Une Union aux principes viciés : le refus de
puissance positive, stratégique et efficace. (manque de poids par rapport
aux autre pays).
- Une Union aux principes viciés : des visions
inconciliables. (pas de limites géographiques à la zone de libre-échange,
un projet conduisant à une Union d’Etats-Nations).
- Sur quelles bases reconstruire l’Union
européennes ? ( Europe magma qui satisfait la majorité des
parties : RU aux objectifs inverses à ceux de la France, Allemagne
et sont développement économique sur la base de désinflation salariale,
une Commission impérieuse mais non élue).
- Que faire pour consolider l’Europe ? (
politique stratégique autonome dans le cadre d’une alliance avec les USA,
définir un mécanisme démocratique de fixation des frontières de l’union,
harmonisation des politiques fiscales et sociales. Mais probabilité quasi
nulle que des décisions soient prisent en ce sens. L’avenir de l’Union
est incertain).
4 – Quelles perspectives pour
la zone euro ?
L’euro est un cadeau empoisonné : perte de
croissance, augmentation des travailleurs pauvres.
Contradictions : comportements non coopératifs.
- Le fonctionnement actuel de la zone euro et la
gouvernance de l’Union. ( les pays ont transférés des leviers essentiels
de leur politique économique à l’UE alors qu’il n’y a pas de gouvernement
économique, responsable, de l’Europe. PSC, SEBC, BCE ces instances
dirigeantes sont indépendantes et autonomes et sans contrôle politique.
La Direction de la Concurrence de la Commission fonctionne comme une
agence indépendante sans contrôle politique. Ecofin, Eurogroup, mais pas
de pouvoir réel).
- Réforme du fonctionnement de la zone euro. (rôle
de l’Eurogroup, définition des parités entre monnaies, négociation quadripartite
[USA, Chine, Japon, Europe], création d’un conseil de la politique
économique de la zone euro, ).
- Objectifs stratégiques souhaitables pour la zone
euro. Un gouvernement économique de la zone, au service d’une politique
stratégique autonome pour coordonner un fédéralisme fiscal et social.
- Position de négociation de la zone euro dans la
réforme internationale. Cinq causes : 1-excès de création de
liquidité au plan mondial depuis 2001. 2- balance des paiements, il y a
des excédent considérables. 3-normes comptables accélérateurs de crise.
4-normes prudentielles imposées au banques. 5-marché des produits
dérivés.
- Que ce passera-t-il si aucune réforme du
gouvernement de la zone n’intervient ? ( rem : les eurobouds
pour financer les dettes des pays peu vertueux = fausse bonne idée,
casseroles pourries . -- trois scénarios : 1-fédéralisation
surprise. 2-scénarios « sparadras »de plans d’ajustements (le
plus probable). 3-éclatement de la zone euro au mieux ordonné, au pire,
dévastateur.
5 – Que peut faire la France
face au risque d’implosion de l’euro ?
Le risque est réel.
- Les options de la France. (nombreux atouts :
secteurs d’excellence technologique, des entreprises puissantes
internationalisées dans les services, image forte dans le luxe. Taux de
fécondité. Mais des grandes faiblesses : dépenses publiques
excessives, insuffisance d’entreprises en croissance, profitabilité
insuffisante, taux d’épargne des ménages élevé mal dirigée, taux
d’activité de la population trop faible. Comment remédier ? (modèle
à bout de souffle dans ce nouveau monde de mondialisation de l’économie,
avènement d’une économie de
l’offre fondée sur l’innovation microéconomique – innovation d’imitation
vers innovation de conception )
- Une politique globale de réforme. (croissance de
l’économie marchande, un Etat stratège partenarial, enfin un
attracteur global de premier rang pour attirer toutes les équipes de
recherche et toutes les
entreprises de la planète qui sont en pointe dans l’innovation de
conception). Quel est la probabilité que la France adopte à bref
délai un tel modèle de croissance stratégique ?
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Philippe Dessertine :
"Le monde s'enva-t-en guerre" : --- Editeur Anne Carrière
ISBN 978-2-84337-561-3 -- http://www.alapage.com/m/ps/mpid:MP-9E36EM3973964#moid:MO-EE6EFM6043133
http://www.mollat.com/livres/philippe-dessertine-monde-guerre-sait-quand-reviendra-9782843375613.html
Compte rendu de lecture :
Philippe Dessertine propose la décroissance.
Nous y sommes contraints car
notre modèle économique fondé sur la consommation
ne résiste pas à la pression sur l'environnement si les
pays émergeants (dont la Chine) exigent le même.
Les dirigeants des pays industrialisés (occidentaux) ont été cupides et tout particulièrement les Américains en augmentant leurs dettes à des niveaux très contraignants pour les populations de toute la planète. La Chine
n'est pas vertueuse car opaque, comme le système financier
international, bien qu'elle fût contrainte par le
Président Obama à l'achat de bons du trésor US "de
pacotille à des taux peu éloignés de
l'escroquerie" - p:199.
Le modèle de la BCE est à prendre en exemple, malgré les difficultés de mise en oeuvre - dettes de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne.
Un vrai dispositif de gestion transparente doit être mis en
place, d'urgence, avant que la Chine ne devienne très
prochainement la première économie du monde,
économie opaque, je comprends mafieuse. Qu'en est-il chez nous
en France ? Ce n'est guère brillant.
Les occidentaux vont devoir partager !
"Nous allons devoir réapprendre à travailler
de plus en plus, à être payés de moins en moins,
à devoir un impôt de plus en plus fort, à prendre
nos retraites de plus en plus tard" --- un discours qui ne peut être assumé politiquement. p:277
"La supériorité technologique - de l'occident- n'est pas
éternelle, les acquis d'une éducation raffinée
demeurent fragiles" p:278
Nous devrons limiter nos déplacements,
(éloignement du lieu de travail et du logement, lieu de vacances
et de loisirs, lieux d'apprentissages : écoles...) la
civilisation de l'auto touche à sa fin car trop
énergivore. Le télétravail est un moyen prometteur de gagner sa vie et limiter les coûts en énergie..
Les changements seront "brutaux" par nécessité p:282.
En conclusion, il convient de "remettre en cause le modèle
de développement anglo-saxon, notamment du fait de sa défaillance économique."
"Le défi majeur est l'invention d'un nouveau modèle de consommation rendu indispensable par le désastre écologique annoncé.
De noirs nuages pointent à l'horizon - les guerres - il est possible de les éviter , voire de les dissiper.
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